La révolte des actionnaires salariés

Pour la première fois dans l’histoire de France Télécom, les salariés actionnaires voteront contre le dividende à 1,40 euro lors de l’Assemblée Générale des Actionnaires ! Ils représentent 4,61% du capital, constituant le second actionnaire derrière l’État, qui en détient 26,97%.

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS, qui dénoncent depuis plusieurs années le versement d’un dividende supérieur aux bénéfices courants, se réjouissent de cette prise de conscience générale des organisations syndicales, tant ce dividende est préjudiciable au développement d’une stratégie industrielle consistante.

Mais qu’est-ce que l’ADEAS ?

L’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés de France Télécom-Orange) est une association loi 1901 créée pour représenter et défendre les intérêts de tous les personnels actionnaires du groupe France Télécom (salariés, fonctionnaires et retraités).

L’ADEAS est un organisme d’échanges d’idées entre personnels, retraités, actionnaires et représentants de la Direction. Elle est force de propositions notamment pour ce qui relève du développement de l’actionnariat et de l’épargne salariés, de la sauvegarde de l’entreprise et de ses emplois, et de la juste répartition des bénéfices entre travail et capital. Elle œuvre pour favoriser l’accès à l’actionnariat salarié, et permettre à ces actionnaires « pas comme les autres » de contribuer au développement de l’entreprise comme à ses choix stratégiques.

L’ensemble des représentants du personnel dans les Conseils de Surveillance des FCPE en actions France Télécom détenues dans le plan d’épargne groupe (PEG) a voté contre la résolution 3, qui porte sur l’affectation du résultat, dont le versement du dividende. Son montant exorbitant, supérieur au bénéfice courant, entrave le développement de l’entreprise.

Malheureusement, l’État a fait pression pour les empêcher de mettre à l’ordre du jour une résolution visant à réduire le dividende à 1 euro par action.

L’ensemble des organisations syndicales a demandé une modification de la composition des Conseils de Surveillance, afin que les représentants du personnel, qui sont les vrais propriétaires des Fonds d’épargne salariale, y détiennent la majorité des voix.

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS ont demandé un arbitrage à l’AMF, pour mettre la gouvernance des fonds d’épargne salariale en accord ses recommandations.

L’épargne  salariale ne doit en aucun cas être manipulée par la Direction de l’entreprise, ni par l’État actionnaire. L’argent appartient aux personnels, et leur voix collective doit être entendue en Assemblée Générale.

 

 

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